mercredi 28 mars 2012

Le Dernier Tramway de Gursel Nedim

Le Dernier Tramway

Le Dernier Tramway de Gursel Nedim


  •  Seuil (12 avril 1996)Collection : Points
  • L'exil, la nostalgie de la Turquie natale et d'Istanbul, la perte d'une femme aimée aux multiples visages, tels sont les thèmes de ce livre qui, traduit en plusieurs langues, a imposé Nedim Gursel comme un des premiers écrivains turcs contemporains.
lecture commencée le 28/03/2012
 31/03/2012 - petites nouvelles sur l'exil, la nostalgie, c'est très beau, mais vite lassant. Pas question d'abandon pour autant, mais une pause de façon à savourer. Je me suis arrêtée à la page 114 avec l'histoire "le miroir"...


http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Turquie

 Nedim Gürsel (né en 1951 à GaziantepTurquie) est un écrivain turc vivant à Paris.

Né à Gaziantep dans le sud-est de l'Anatolie, il passe son enfance à Balıkesir, dans la région de Marmara. Il est élevé par son grand-père – « un homme pieux, soucieux du droit, qui raconta à son petit-fils les divers épisodes de la vie du Prophète » –, mais dit avoir oublié dans un premier temps cette enfance islamique1. Il part en effet faire ses études en tant qu’interne au lycée français de Galatasaray d’Istanbul où il passe son baccalauréat en 1970. Il publie très jeune des textes dans des revues littéraires. Il se rend ensuite à Paris, pour étudier les lettres modernes à la Sorbonne, et soutient en 1979 sa thèse de littérature comparée sur Louis Aragon et Nazim Hikmet2.
Le coup d’État militaire de 1980 l’empêche de rentrer dans son pays pendant trois ans. Depuis, il vit à Paris. Il partage son temps entre Paris, où il enseigne la littérature turque à la Sorbonne et à l’Institut national des langues et civilisations orientales, et Istanbul.
Il est l’auteur d’une vingtaine de romans, nouvelles, essais et récits de voyage, pour la plupart traduits en français et dans de nombreuses autres langues. Son écriture est multiple dans ses formes, mêlant lyrisme, romance, humour, épique, érotisme, ou même fantastique.
Deux de ses premiers livres ont été censurés par le régime militaire turc. Son premier récit Un long été à Istanbul, a été traduit en plusieurs langues et a obtenu, en 1976, la plus haute distinction littéraire turque, le prix de l’Académie de la langue turque. En 1981, après le coup d’État militaire, le livre a été accusé d’avoir diffamé l’armée turque. En 1983, son premier roman La Première femme est également accusé d’avoir offensé la morale publique et a été censuré par le régime militaire.
En 1986, il obtient avec La Première Femme le prix Ipekci pour sa contribution au rapprochement des peuples grec et turc. Nedim Gürsel a également obtenu le prix de la meilleure nouvelle décernée par Radio France internationale en 1990. Il reçoit le 23 juin 2004 le prix littéraire « Fernand Rouillon » sous l’égide du Comité France-Turquie à l’Office de tourisme de Turquie à Paris, présidé par Marc Bernardin.
Nedim Gürsel s’inspire de ses exils successifs. Il élabore une topographie symbolique qui sous-tend tous ses récits : le désert, dont l’avancée menace périodiquement les terres fécondées par l’homme ; la steppe et son déroulement infini ; Istanbul, point d’ancrage du désir et de la nostalgie ; Paris enfin, capitale de la douleur, de la solitude et de l’exil, mais surtout lieu de l’écriture. Il aborde aussi bien la Turquie contemporaine que la Turquie de l’époque ottomane, mélange le passé et le présent. Un des thèmes redondant de ses livres est la ville d’Istanbul, capitale de deux grands empires : l’Empire byzantin et l’empire ottoman. Il a deux amours: Istanbul et la littérature française.

Pour Nedim Gürsel, les rives du Bosphore sont au carrefour de toutes les histoires, comme de ses souvenirs. Il en a fait le creuset de son œuvre, marquée par la nostalgie et par l'exil.
Son livre Les Filles d'Allah ayant été jugé blasphématoire, il fait l'objet d'un procès en Turquie où il risque de six mois à un an de prison3. Soutenu par de nombreuses personnalités, il est acquitté en juin 2009, mais appel ayant été fait de la décision, la procédure est relancée4.
  • Les Lapins du commandant, nouvelles, Seuil, 1985
  • La Première femme, roman, Seuil, 1986
  • Le Dernier tramway, nouvelles, Seuil, 1991
  • Un Long été à Istanbul, récit, Gallimard, 1991
  • Hôtel du désir, récit, Arcane, 1995
  • Le Journal de Saint-Nazaire - Saint-Nazaire GünlüğüMeet1995
  • Le Roman du conquérant, roman, Seuil, 1996
  • La Mort de la mouette, nouvelles, Fata Morgana, 1997
  • Oiseaux aveugles (traduit par Timour Muhidine, illustration de Utku Varlik, tiré à 700 exemplaires), Fata Morgana, 1997
  • Un Turc en Amérique : Journal des deux rivesPublisud, 1997
  • Le Derviche et la ville, récit, Fata Morgana, 2000
  • Paysage littéraire de la Turquie contemporaineL'Harmattan, 2000
  • Nazim Hikmet et la littérature populaire turque, L'Harmattan, 2000
  • Le Mouvement perpétuel d'Aragon - De la révolte dadaïste au monde réel, L'Harmattan, 2000
  • Extase à Konya (prix France Inter 2000), Fata Morgana
  • Les Turbans de Venise, roman, Seuil, 2001
  • Mirages du sud, récits, l’Esprit des péninsules, 2001
  • Nâzim Hikmet (1903-1963) poète révolutionnaire, essai, Le Temps des Cerises, 2002
  • Yachar Kemal - Le Roman d'une transition, L'Harmattan, 2003
  • Balcon sur la Méditerranée, nouvelles, Seuil, 2003
  • Au pays des poissons captifs - Une enfance turqueBleu autour, 2004
  • Retour dans les Balkans, récit, Tribord, 2004
  • De ville en ville. Ombres et traces, Seuil, 2007
  • Besançon, nature intime du tempsEmpreinte temps présent, 2007
  • La Turquie, une idée neuve en EuropeEmpreinte temps présent, 2009
  • Les Filles d’Allah, Seuil, septembre 2009
  • Nâzim Hikmet, le chant des hommes, essai, Le Temps des Cerises, 2010
  • Belle et rebelle, ma FranceEmpreinte temps présent, 2011
source principale : wikipédia

dimanche 25 mars 2012

j'ai lu : LES PREMIERS SOUVENIRS d'Elisabeth Loussaut

 
LES PREMIERS SOUVENIRS d'Elisabeth Loussaut


mon avis : très bien

Après nous avons conté la vie d'Hélène et de son travail en mairie (http://mazel-au-fil-des-livres.blogspot.fr/2012/02/jai-lu-socialiste-malgre-vous-de.html), Elisabeth nous offre des pages de souvenirs, fait de petits riens si important pour chacun d'entre nous.  Des bribres, tenant à l'odeur de violette, de gourmandise, de parfum de craies et de tableau noir...

C'est frais et charmant, se lit en un rien de temps et vous laisse songeur... un retour dans le passé qui vous fait remonter à la surface vos propres souvenirs.

Comme l'histoire de Jeannot lapin, tragique,
 "comme tous les dimanche matin, les odeurs du déjeuner flottaient dans la maison. ça sentait bon... 
La serviette nouée autour du cou, j'ai tendu mon assiette, ma mère m'a servi un morceau de viande... on aurait dit du lapin. En riant, j'ai dit : c'est pas Jeannot, au moins !"

l'histoire de la fête des mères... plus amusante, mais là, pas de collier de nouilles... qui me rappelle un cadeau de fête des mères fait de petits bonbons à 0.01 centimes, du temps on l'on était encore aux anciens francs...

Amusante aussi l'histoire des pastilles à la violette, dans mon souvenir c'était des crocodiles en guimauve avec une petite bague en cadeaux...

grand moment de solitude avec "la balade à Paimpol" et le sac polochon... qui m'a fait me souvenir d'un certain imperméable trop grand, fait pour durer plusieurs années,

un peu de romantisme avec "l'ébéniste" et les premiers émois d'une fillette... qui ne se souvient de son premier amour ! ... le mien s'appelait Christian, il était le fils du boucher rue Bonaparte... 

un coup de gueule aussi envers un "professeur principal"... là j'ai aussi un souvenir cuisant qui m'a valu 3 heures de colle et l'impossibilité de lire Pagnol,

bref, lire ces courtes nouvelles et vous retrouvez votre enfance au cours d'une trentaine de pages, cela prends peu de temps mais vous laisse de quoi rêver longtemps sur vos souvenirs, donc, un plaisir de longue durée.

Et si après avoir lu ces nouvelles, chacune d'entre nous racontions un souvenir d'enfance ? et l'offrions à Elisabeth ?