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mercredi 12 décembre 2012

La fille de l'archer de Serge Brussolo


 300 pages
  • Editeur : Fleuve Noir (14 juin 2012)

Une troupe de baladins au Moyen-Âge prête à tout pour survivre, même à utiliser un don maudit… Au début de la Guerre de Cent ans, à une époque où la mode est aux jardins zoologiques insolites, une troupe de baladins fait profession de montreurs de monstres, exploitant la crédulité des spectateurs en exposant de faux monstres fabriqués en secret.
 Ainsi, un simple orang-outan est présenté comme un émissaire des peuples de la lune. Hélas, l’Eglise évente la supercherie. L’homme tombé de la lune qui assurait la fortune de la troupe est arrêté et brûlé sur le bûcher, laissant ses compagnons ruinés. 
C’est alors que les forains entendent parler d’un chevalier obsédé par les animaux légendaires, qui collectionne les bêtes rarissimes. Walla, une jeune fille accueillie par le groupe quelques années plus tôt avec son père, jadis archer, propose de lui offrir ses services. 
Jusque-là protégée par son père craint et respecté, venu de contrées étrangères et barbares, elle se sent esseulée et menacée à la mort de ce dernier. Pourtant, quand elle essaie de chasser avec l'arc et les flèches de son père, elle semble avoir hérité de son don. Jamais elle ne rate sa cible. Et pour assurer sa survie et celle de sa troupe elle acceptera d’être la chasseresse de ce mystérieux chevalier. Quitte à se jeter dans la gueule du loup…
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lecture commencée le 11/12/2013
moyen - lecture terminée le 14/12/2012


Une énigme historique  au moyen-âge, sous le règne de Charles VI... du fantastique avec des superstitions, une sorcière et des monstres de foire, du gothique avec un château perdu en haut d'une montagne et un châtelain qui passe aux yeux de ses serfs pour un mort-vivant, une musique ensorcelée qui peut déclencher des avalanches, un dogue fantastique...

Quand à l'héroïne Walla, fille de Gunar le wiking, on ne connaît pas son passé, bien des mystères les entourent que le père ne révélera pas à sa fille. Qui sont ces gens qui les suivent ? pourquoi les tuent-ils et fait-il disparaître leur corps ?

Las ! nous ne le saurons pas avant que l'auteur nous donne la suite ce de roman.

ils l'ont lu : impudique - lalivrophile -

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Ce challenge est terminé depuis le 22 mars 2012... Ayant quelques autres  romans de l'auteur dans ma PàL ebook, je le poursuivrait peut-être à titre personnel.
le nouveau blog de lucie 

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... . 

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jeudi 29 novembre 2012

Les fidélités successives de Nicolas d'Estienne d' Orves


  • Nicolas d'Estienne d' Orves - Les fidélités successives.720 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (22 août 2012)
  • « Champion du double jeu, j en suis à ne plus savoir qui j étais, ni quelle vie était véritablement la mienne » : un aveu qui résume le sujet d un livre ayant pour toile de fond le Paris de la Collaboration. Anglais et Français, résistant et collaborateur, traître et héros, vivant et mort, Guillaume Berkeley, animé par des « fidélités successives », a revendiqué, à un moment ou à un autre de sa vie, chacune de ces identités.
    Aucun personnage n est réellement ce qu il prétend être. L intrigue tourne autour de trois personnages Guillaume, son frère Victor, et Pauline, leur demie s ur dont ils sont tous deux amoureux mais permet aussi de croiser une foule d acteurs, protagonistes plus ou moins fréquentables de cette France dans la guerre. 

    Etudes de moeurs, roman historique, polar politique, Les fidélités successives est servi par une écriture limpide et fluide. Intelligent, très documenté sans que cela pèse, jamais manichéen, à coup sûr un des événements de cette rentrée littéraire.

    .lecture commencée le 28/11/2012
    Pourtant pas faute d'en entendre parler, mais c'est la première fois que j'ouvre un livre de cet auteur ! 


    Nicolas d'Estienne d'Orves est un écrivain et journaliste français, né à Neuilly-sur-Seine le 10 septembre 1974Il est le fils de Vincent d'Estienne d'Orves, le petit-neveu du résistant Honoré d'Estienne d'Orves et l’ayant droit de l’écrivain collaborationniste Lucien Rebatet.

    site de l'auteur : Nicolas d'Estienne d'Orves



    Le pavé pourrait faire peur. Sept cent pages bien tassées, bien noires, compactes et denses sur l'Occupation. Mais, sombre et patiné, muni de tiroirs à quadruples fond et sculpté de motifs en colimaçon, ce roman est aussi presque physiquement représentable, imaginé comme une significative géométrie de cubes et de sphères, de volutes tour à tour aplaties et distendues, d'espaces repliés, secrets et cachés avant de s'ouvrir brusquement pour dévoiler des portes nouvelles, des ouvertures surprenantes, et toujours infinies.

    L'étonnement surgit à tout instant, au détour d'une page, d'un bout à l'autre de ce roman, éloquent, à l'écriture et à l'architecture d'une fluidité parfaite. Roman d'époque, peuplé d'hommes honnêtes jusqu'au désarroi et à la perdition, irrigué par une intense méditation sur l'intégrité– l'intégrité des hommes.

    Tout se tient entre les deux premières images. La condamnation à mort du collaborateur (et héros de l'histoire) Guillaume Berkeley et celle qui suit, sur l'île de Malderney, refuge idéal, dans lequel Guillaume, accompagné de son frère Victor, promène à longueur de journée sa sensibilité, tel un voyant  que l'on pourrait décrire, au sens poétique du terme selon Rimbaud : « arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens ».

    C'est peut-être d'ailleurs de cette façon, que l'on peut passer du calme idyllique décrit au début de l'histoire à la noirceur brutale de la chute, affichée dès la première page. Porté par l'amour, puis la déception qui a suivi, Guillaume quitte l'île anglaise pour Paris, et devient, avec sa plume et ses croquis, une belle figure du Paris littéraire. Porté aussi par le plaisir et les mondanités, il devient critique culturel pour le journal collabo « Je suis partout ».

    Ne sentant pas vraiment le danger, résistant malgré tout aux propos antisémites les plus violents, Guillaume s'engage, sans jamais trahir sans conscience, jusqu'à faire volte-face, et devenir résistant. C'est toute une histoire, celle d'une époque, traversant la seconde guerre mondiale, que raconte Nicolas d'Estienne d'Orves, avec cette malice qui le caractérise, cet art des personnages et des dialogues qui tiennent le lecteur aux aguets.

    On se coule alors dans les phrases. On s'abandonne, quasi physiquement. Laboratoire littéraire, remarquable expérience de lecture, Les fidélités successives abolit la distance entre l'auteur et le lecteur, contraint d'entrer tout entier dans le nerf et le sang du texte. A la fois sinueux et précipité comme les chemins de l'inconscient, l'auteur créé un ondoyant suspense de l'intime, louvoie dans les impasses fantomatiques des êtres qui font corps avec leur environnement. Comment réussit-il à parler des faiblesses humaines avec autant de force, comment saisit-il les incertitudes avec autant de netteté ? En laissant certainement crier son amour de la littérature, par le c(h)œur des personnages, disséminés dans l'espace et le temps. 

    Nicolas d'Estienne d'Orves raconte les songes fragmentés de son héros, la dualité des actes qui se prolongent à l'infini dans son existence. Dans les voyages de Guillaume, on comprend qu'il agit parfois dans le souci des autres, par exigence de justice et de liberté, dans une perspective d'engagement et d'action, mais parfois aussi davantage pour lui-même, pour approfondir une quête intérieure.
    Pour dire l'Occupation, l'auteur décrit mille détails tour à tour sordides et poétiques et révèle une ambiance étonnante.

    Le jeune homme, Guillaume, raconte, et sent, à chaque seconde, la vérité plaquée sur sa langue comme un noyau de cerise. Le livre est irrésistible et par moments insoutenable. On détourne parfois le regard, comme au cinéma, les larmes coulent. Nicolas d'Estienne d'Orves densifie sa méditation sur l'histoire de la seconde guerre mondiale, empreinte tout à la fois d'espoir immense et de violence, en donnant à son roman la dimension d'une fresque aux accents douloureux assumés. Vaste trafic d'ambitions, de fidélités, de connivences entre collaborateurs, allemands, résistants, saleté poisseuse, et corruption des âmes : l'auteur travaille efficacement ce matériau impur pour nourrir un roman à suspense aussi documenté que spasmodique.

    Et la fascination l'emporte. Voilà qu'on pénètre comme jamais dans la peau d'un homme ambivalent, à la fois résistant et collaborateur, mais terriblement fidèle. On assiste, médusé, à une histoire qui perd un peu de son sens. Il y a un réel talent dans cette œuvre où des descriptions précises  donnent jusqu'à l'odeur, jusqu'au toucher, jusqu'à l'ouïe, l'ambiance crépusculaire de cette période confite en doutes et résignations, en amertumes et lâchetés, en détresses folles et rébellions audacieuses. Personne ne peut être innocent tant l'atmosphère change toute relation humaine où chacun survit comme il peut, où « le plus terrible dans ce monde c'est que chacun à ses raisons », comme l'énonce Octave, dans La règle du jeu de Renoir, film fétiche (on se doute) de l'auteur. 

    Nous sommes frappés par la cohérence et la complexité infinie du personnage dont les pensées conduisent la narration haletante. Nous restons longtemps saisis par les abîmes de l'ambivalence, d'humanité chancelante creusée derrière le récit de cette destinée. Alors, avec ce dix-septième ambitieux roman, on pourrait, désormais, être infiniment fidèle à ce grand écrivain. actualitte

    1% rentrée littéraire 

dimanche 18 novembre 2012

la confidence de Ruggieri de Honoré de Balzac

 tome 10 : l'enfant maudit, la messe de l'athée, l'interdiction, Falcino Cane, la vieille fille, la confidence de Ruggieri, Gambara

Sur Catherine de Médicis occupe une place à part dans la Comédie Humaine. Il s'agit d'une tentative de Balzac de transformer un véritable personnage historique en héroïne de roman. Ainsi, Balzac à travers quatre textes introduit Catherine de Médicis dans son univers. L'Introduction reste à part et paraît avant tout didactique : il s'agit principalement de l'histoire de la Maison des Médicis mais aussi d'un savant contrepoint entre passé et présent (du temps de Balzac évidemment). LeMartyr calviniste raconte les événements d'Amboise (première attaque frontale contre la Réforme prédisant le massacre de la St Barthélémy à suivre) et les derniers instants de François II. 

Dans La Confidence des Ruggieri dont l'argument se situe juste après la St Barthélémy, histoire et fiction s'accordent plus malaisément. L'histoire n'y semble que le reflet d'un passé propice aux mystères de l'alchimie mais on y trouve aussi un attachement à préciser les rapports entre Charles IX et sa mère. Les Deux Rêves qui conclue ce roman aurait pu s'intituler Dialogue de Catherine de Médicis et de Robespierre. Il s'agit principalement d'une critique de la Réforme et de la théorie d'un pouvoir fort qui trouve son écho dans le comportement ultérieur de Robespierre. - hbalzac

lirenligne.genest.

lecture commencée le 17/11/2012, 
Challenge Balzac chez Marie


histoire chez Linnae challenge histoire chez Lynnae

samedi 17 novembre 2012

Le Terroriste noir de Tierno Monénembo

Le Terroriste noir - Tierno Monénembo228 pages
  • Editeur : Seuil (23 août 2012)-Collection : CADRE ROUGE


Tout commence en lisière de la forêt des Vosges, un jour de 1940, quand un père et son fils partis cueillir des champignons tombent par hasard sur un « pauvre nègre » endormi au pied des arbres. Conduit au village, ce jeune Guinéen adopté en France à l’âge de 13 ans, à la fois austère et charmeur, y fera sensation. Il saura enflammer les cœurs, s’attirer des protections. Mais ce n’est qu’un début : en 1942, il entre en contact avec la Résistance et crée un des premiers maquis de la région. Lancés sur ses traces, les Allemands l’appelleront « le terroriste noir ».
Qui a trahi Addi Bâ ? Une de ses nombreuses amantes ? Un collabo professionnel ? Ou tout simplement la rivalité opposant deux familles aux haines séculaires ? À travers cette figure fascinante, c’est tout un pan méconnu de notre histoire qui défile : ceux que l’on appelait les tirailleurs sénégalais. C’est aussi la vie quotidienne de la population des Vosges, évoquée par Tierno Monénembo avec une verve irrésistible… comme s’il s’agissait d’un village africain.

lecture commencée le 16/11/2012
Tierno Monémembo s'inspire de la vie d'un soldat d'origine guinéenne pendant la Seconde Guerre mondiale, qui entra dans la résistance et créa un des premiers maquis de la région vosgienne. Son roman est un hommage aux oubliés de l'Histoire, à la fois drôle, émouvant et poétique.
Détails sur le produitEtant tombée sous le charme du Roi de Kahel, j'ai eu envie de poursuivre un bout de chemin avec l'auteur, j'ai donc choisit ce livre pour cette raison, mais aussi pour l'histoire de ses tirailleurs sénégalais.
Arrivée page 100, je n'ai plus envie de le lâcher, l'histoire est belle et émouvante, je suis séduite.

Détails sur le produitlecture terminée le 17/11/2012, vraiment intéressant. Celà me donne envie de lire Galadio de Didier Daeninckx.
Né le 25 décembre 1916 à Bomboli (Guinée) 
et fusillé par l'occupant allemand 
le 18 décembre 1943 à Épinal (Vosges)

Addi Bâ, itinéraire d'un résistant méconnu





Né en Guinée en 1947, Tierno Monénembo a reçu le prix Renaudot pour son dernier roman, Le Roi de Kahel (2008). 
Son œuvre, comprenant une dizaine d’ouvrages principalement ancrés dans l’histoire du pays peul, est une des plus importantes de la littérature africaine d’aujourd’hui. - seuil



La troisième édition du Grand Prix du Roman Métis couronne Tierno Monénembo pour Le terroriste noir (Seuil). Son roman a rappelé au public l'existence du résistant d'origine guinéenne Addi Bâ, ancien tirailleur sénégalais qui s'illustra dans les Vosges avant d'être exécuté par les Allemands en 1943. Ils l'avaient surnommé "der schwarze Terrorist".lexpress


Logo Lystig Description de cette image, également commentée ci-après BlasonFrance - Vosges

lundi 29 octobre 2012

Je pars demain pour une destination inconnue de Maud Tabachnik


  • 240 pages
  •  : Archipel (5 septembre 2012)Collection : Suspense
Les romanciers ont parfois des idées étranges. L'odyssée de l'Exodus, un bateau rempli de juifs, pour la plupart anciens déportés, qui essaye de gagner la Palestine a déjà été racontée dans des versions romancées, historiques et cinématographiques. Ce qui devient important dans ce travail, déjà largement balisé, c'est donc l'angle d'attaque que peut utiliser un auteur qui est important. 

Maud Tabachnik, avec Je pars demain pour une destination inconnue, va donc se concentrer sur différents aspects. Elle embarque son action sur l'avant et l'après (évitant ainsi les grandes scènes de pathos du voyage-même). Elle démonte avec soin les efforts de l'autorité juive naissante pour préparer et équiper le bateau, pour lutter contre des arabes et des voyous qui essayent d'empêcher le départ. Puis elle développe tout le retour lorsque l'émigration aura échoué. 

Elle ajoute un agent secret anglais et des rencontres politiques (le cabinet anglais, les ministres français, une réunion à l'Onu), qui lui permettent de mieux présenter les enjeux autres que ceux des humains embarqués dans cette galère. 

Enfin, elle incarne son histoire en des personnages emblématiques mais caricaturaux (une jeune juive courageuse, un espion qui doute, un arabe fourbe, des truands mesquins). 

Les truands qui interviennent apparaissent également comme des anciens collaborateurs ce qui montre les limites et peut-être l'éventuelle polémique qui pourrait surgir : les traits sont très marqués et de nombreuses fois l'auteur esquisse un parallèle entre la politique coloniale anglaise et le sort des juifs sous le Troisième Reich, ajoutant même que la répression qui s'abat sur eux est souvent le fait de gens avec lesquels ils luttèrent contre les armées allemandes. 

De même, les arabes ou Palestiniens apparaissant sous des jours peu sympathiques (y compris à l'Onu où ils refusent de saluer les juifs qui leur tendent la main). Ce parti-pris assumé de manière consciente revient donc avec force sur un épisode connu de l'immédiate après-guerre en lui donnant de la vie et du relief, en lui offrant à travers une intrigue romancée centrée en grande partie sur la France et sur des personnages romantiques et idéalistes, une chance de rencontrer un public peu féru au courant des subtilités de l'histoire contemporaine, et peu farouche vis-à-vis de la subjectivité d'un premier récit dans une collection qui voulait s'appuyer sur une certaine véracité. - k-libre

  • lecture commencée le 28/10/2012
  • lecture terminée le 29/10/2012
  • Détails sur le produitUn auteur que j'aime assez en général. Là je suis un peu restée sur ma faim, malgré l'intérêt que j'éprouve pour le sujet, j'ai trouvé ce livre un peu plat et quelques parti pris. 
  • Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire ce peut être une bonne approche, mais franchement Exodus de Uris Leon est bien meilleur.

mes préférés parmi sa longue bibliographie :